Pina Bausch, la chorégraphe allemande, descend de son socle parisien du Théâtre de la Ville ­ sa compagnie ne tourne quasiment jamais en province ­ - pour investir la Comédie-Scène nationale de Clermont-Ferrand. Douze ans que le directeur Jean-Marc Grangier discute avec la reine Pina de son éventuel passage en province. Il n’y croyait plus : il a réussi.

Voilà comment débute l’article du Monde sur la venue de la chorégraphe allemande sur la scène de La Comédie de Clermont. Petite particularité de la pièce, Pina Bausch a décidé de reprendre cette pièce 22 après sa création avec une nouvelle distribution constituée d’interprètes non-professionnels âgés de plus de 65 ans et recrutés par annonce dans la presse.

Et au passage, l’évènement c’est aussi que c’est la seule programmation de ce spectacle en France pour cette année. Comme quoi chez nous aussi on peut voir des spectacles dont on parle dans Le Monde !!!

This post has 2 comments.

  1. Garric
    27 oct 05 11:20

    Madame descend de son "socle" pour venir en "province". Terminologie parisianiste insultante pour l’Auvergne. La "province"- concept parisien auquel répond malheureusement le provincialisme des Auvergnats-, je ne sais pas où c’est. Moi j’habite en Auvergne, et je ne me place pas dans un rapport de subordination ou de soumission à l’égard de Paris, ou de tout autre centre.

  2. elise copter
    02 nov 05 19:32

    tout à fait d’accord avec Garric. Je suis clermontoise d’origine mais je vis depuis quelques années à Paris et je ne parviens toujours pas à supporter la condescendance que révèle ce terme de "province" ! "Tu pars où en week end? - "En province" : autant dire que ça n’a aucun sens. Bref, je voulais aussi dire que c’est super que Pina Bausch passe à clermont. Pour ceux que ça intéresse, c’est elle que l’on voit danser au début du film d’Almodovar "Parle avec elle".

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