Dernier poilu auvergnat
C’est aujourd’hui le 87e anniversaire de l’armistice de 1918, d’une guerre qui devait être “la Der des ders” et qui a fait 9 millions de morts dans le monde. En France et en Allemagne, un soldat mobilisé sur six est mort, et près de 20 millions de blessés, dont la moitié mutilés. Beaucoup d’entre eux avaient entre 18 et 25 ans et seuls six d’entre eux peuvent encore témoigner aujourd’hui, dont un en Haute-Loire, Louis, 108 ans.
Le dernier poilu de Haute-Loire, n’a jamais beaucoup évoqué la guerre mais des souvenirs qu’il en garde, lui vient le mot “boucherie”. Il s’est ainsi exprimé pour la première fois cette année, dans un recueil de témoignages (PDF) de l’Office Nationale des Anciens Combattants (ONAC) : “Dans l’infanterie, on était comme des bêtes qu’on envoyait à l’abattoir. (…) L’Allemand luttait jusqu’au bout, il fallait le déloger. Quand j’y pense, je me demande si je n’ai pas rêvé
“.
Je signale aussi au passage que la Biennale du Carnet de Voyage qui se déroulera la semaine prochaine à Clermont-Ferrand, présentera le carnet intime d’un poilu découvert par son petit-fils. Ce recueil distille avec humour et poésie les impressions d’un père soldat envoyées à sa fille de 8 ans.







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