Problèmes financiers oblige, la Chambre de commerce et d’industrie de Clermont-Ferrand/Issoire annonce qu’elle cessera de gérer l’aéroport de Clermont Ferrand d’ici à fin 2006.

C’est à l’unanimité, moins une voix, que le CCI a voté, lors de son assemblée générale, la dénonciation de la concession de l’aéroport de Clermont-Ferrand-Auvergne, qu’elle gérait depuis quatre ans. Et d’indiquer que « le département du Puy-de-Dôme, la région Auvergne et la communauté de communes de Clermont-Ferrand, réunis au sein d’une société d’économie mixte (SEM), seraient les mieux placés pour reprendre la gestion de l’aéroport ».

Les chiffres publiés par la CCI révèlent en effet que l’aéroport, qui avait franchi le million de passagers en 2001, a vu sa fréquentation baisser à 570.000 passagers à l’automne 2005. Cette année, ce dernier a également enregistré un déficit budgétaire de 1,8 millions d’euros

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  1. jn delorme
    30 nov 05 19:32

    Bonsoir, je vous communique le texte de l’intervention de Nicole Barbin,Présidente de "Femmes Leaders" et Vice-Présidente de Clermont-Avant-Tout, seule opposante à la résolution prise par la CCI ce lundi soir:

    Intervention de Nicole BARBIN lors de l’Assemblée Générale de la CCI du Lundi 28 Novembre 2005

    « La richesse d’une Chambre, ce sont les permanents et les chefs d’entreprise en activité confrontés chaque jour à l’incertitude économique.

    Les commissions ont été créées pour les réunir afin d’obtenir une qualité de décision grâce à la maturation des réflexions que leurs travaux permettent. Pourtant, il ne semble pas que les règles concrètes de fonctionnement de ces commissions soient des plus dynamiques si j’en juge par la manière dont fonctionne la commission Aéroport, la seule à laquelle je me suis inscrite sauf à considérer que la défectuosité n’affecte que cette commission au motif qu’est représentée, par ma personne, la CGPME.

    En tous cas, cette commission ne s’est réunie qu’une seule fois le 11 avril 2005 ce qui est d’autant plus surprenant que le dossier de l’aéroport est brûlant et que toutes décisions le concernant sont susceptibles d’affecter gravement à la fois cette infrastructure et le rôle qu’elle doit jouer dans l’économie régionale et le sort des salariés et de leur famille qui sont dans l’incertitude depuis si longtemps

    C’est en raison de l’opacité : - des actions conduites ayant abouti à l’échec des négociations avec les collectivités locales - et de celles envisagées pour l’obtention du remboursement des 36 millions d’euros qui sont la propriété des ressortissants de la Chambre que je m’abstiendrai lors de ce vote.

    Je vous lirai maintenant la déclaration du Bureau de la CGPME.

    Renonciation à la convention de concession de l’aéroport

    Si la CGPME ne conteste pas l’origine conjoncturelle de la baisse d’activité de l’aéroport, elle déplore qu’aucune action forte n’ait été engagée par la chambre de commerce pour dynamiser l’outil. Pour mémoire le site agir-cci.net rappelle les 3 mesures (16-17-18) préconisées en 2004 pour relancer l’activité en partenariat avec la compagnie Air France plutôt que de subir ses décisions prises à l’échelle mondiale.

    Renoncer : L’expression elle-même ne correspond aux chefs d’entreprise Auvergnats. C’est donc avec beaucoup d’émotion que cet acte de gestion nous ramène à la mémoire d’Edouard Juillard, à son sens du combat et de la prospective.

    Combien cela va-t-il-coûter ? Le rapport indique que la négociation menée par les élus consulaires avec les collectivités en vue d’envisager une solidarité financière au profit de cet outil économique unanimement reconnu ont échoué.

    Ayant été écartée du « groupe de travail ad hoc », et pour la transparence que l’institution doit à l’ensemble de ses ressortissants, la CGPME réclame un audit qui déterminera à l’euro près la valeur des investissements, des avances et autres indemnités immobilisés par la CCI dans l’aéroport et ses activités connexes. Cette somme rendue publique, nous veillerons à ce que l’héritage et les ambitions de ceux qui avant nous ont fait progresser l’Auvergne, ne soient pas bradés.

    Car une question se pose déjà : « Si les collectivités n’ont pas souhaité partager un déficit annuel, qui acceptera de rembourser 35 ans d’investissements dans cet outil , »

  2. majest
    02 déc 05 12:50

    Bon, pour revenir à des moutons, je note ces données fort intéressantes révélées par le dossier officiel dans La Voix des Entreprises, sur le site de la CCI.

    - l’aéroport injecte directement et indirectement dans l’économie locale 600 millions d’euros, soit 2% du PIB de l’Auvergne
    - Les vols fret ont augmenté de 46 % depuis l’an dernier.
    - L’aéroport est classé à la 16ème place des aéroports français en nombre de passagers et à la 8ème en nombre de mouvements (hors aéroports de Paris).

    Et si on compte par rapport au PIB (nous représentons 0,7 % du PIB national), c’est encore mieux.

    Conclusions :
    1. Nous sommes petits, alors si c’est pour faire comme les gaulois et nous bagarrer, ne nous étonnons pas si d’autres en profitent.
    2. Félicitations pour tout le chemin parcouru à tous ceux qui ont réalisé cette performance hors pairs.
    3. J’aspire de tous mes voeux que le Grand Clermont, et donc sa région se développe (et pas le contraire à mon avis… mais bon !).

    +infos : http://www.clermont-fd.cci.fr/ac...

    PS : Je déplore que certains s’amusent à se tirer dans le pattes plutôt que de bâtir…

  3. majest
    02 déc 05 12:59

    Les félicitations vont aux politiques et institutionnels qui, pour une fois, savent aller dans la même direction, celle du développement… (VGE, JPG, PB, PJB, SG, etc.)

    Bon reste encore à savoir si cela est fait au mieux des intérêts financiers et commerciaux, moyens et longs termes, mais nous n’avons pas les éléments pour en débattre…

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