Lors du vote de son budget, la région a concrétisé sa volonté de plus valoriser l’Auvergne via le sport d’élite. Fini donc l’époque VGE où le sport était considéré comme un vecteur de promotion et d’image. Le président Bonté a affirmé sa volonté de ne plus aider les clubs de l’élite et de redistribuer à des clubs plus pauvres. Le Clermont Foot Auvergne ne touchera donc plus un centime de la région contre 500.000 € cette saison. L’aide de 900.000 € à l’ASM Clermont Auvergne va être divisée par 2 ou par 4 et celle des basketteurs de Vichy et Clermont (200.000 € chacun) va se réduire à presque rien. L’argument est simple : ces clubs attirent des partenaires privées, le Clermont Foot a les droits TV, alors la collectivité n’a pas à payer pour le sport spectacle quitte à mettre en péril ces clubs.

L’argent devrait donc aller aux clubs moins riches, peut être aux clubs du bourbonnais et du Cantal, peut être au handball ou au basket féminin. En tout cas il est trop tard pour les filles du Puy qui faute d’aides publiques n’ont pu monter en Ligue Féminine à la fin de la saison dernière et jouent désormais en championnat régional.

L’Auvergne va aussi à contre sens de ce qui se fait dans le reste du monde où le sport de haut niveau est unanimement reconnu comme un vecteur d’image important. Rappellons aussi que le Conseil Régional avait financé en 2005 le spectacle sur Jules Verne au Stade France. Coût : 150.000 € pour trois jours de spectacle râté. Espérons que ce ne soit pas là un précurseur des futures opérations d’image de la région.

This post has 4 comments.

  1. Le Conseil Régional ne versera plus un centime

    Le Clermont Foot Auvergne ne recevra plus un centime d’aide de la part de la région. La décision du Conseil Régional va faire mal au portefeuille du club qui perd ainsi 500 000 euros, soit 7 % de ses recettes. Le président du Conseil Régional estime…

  2. jath'
    15 jan 06 14:21

    Si ma mémoire est bonne la JAV n’a pu tenir le rang en ProA en partie pour des questions de budget insuffisant. Elle sert depuis assez longtemps de pépinière, une fois que les joueurs sont repérés par d’autres clubs, les propositions financières commencent à arriver, et le budget de l’équipe ne permet pas d’espérer les garder.
    j’imagine que les choses en vont, ou en iront de même pour les autres. Et après les sports ? la culture ?
    Plus de sport de haut niveau, pas de TGV vers la capitale, pas de très haut débit, nous sommes vraiment en train de devenir les parents pauvres du pays, et nos politiques s’étonneront de voir les forces vives partir pour d’autres contrées…

  3. Gael
    15 jan 06 17:33

    En train de devenir les parents pauvres du pays, mdr comme si c’était nouveau. Maintenant est ce qu’on peut mesurer notre évolution en matière de pauvreté au nombre de club pro que nous avons, ca me parait tirer par les cheveux, ce raisonnement

  4. jath'
    16 jan 06 21:25

    Ce qui est tiré par les cheveux, c’est de lire en diagonale ;-)
    Je ne crois pas que ce soit exactement ce que j’ai écrit, ma phrase précédant cette remarque faisait mention d’autres lacunes territoriales. Et en effet, ce n’est pas nouveau, mais il me semble que nos politiques, locaux, régionaux et nationaux avaient l’intention de réduire les écarts entre les régions, et je ne vois qu’un fossé qui s’élargit. La délocalisation et les régions "vertes" (ce que d’autres appelleraient coins paumés) furent à la mode des médias il y a quelques temps, il ne reste plus que Pernaud qui courre après le folklore, qui, si il doit perdurer, n’est pas un facteur économique viable.
    Et si on ne mesure effectivement pas la pauvreté ou la richesse au nombre de clubs pros ou de spectacles d’envergure, on voit là toute la considération des pouvoirs publics pour les vecteurs d’économie et d’image. Et d’après toi, avec quoi vend-on une région ? Avec quoi montre-t-on son dynamisme aux investisseurs potentiels ? C’est peut-être idiot, mais j’ai bien peur que ce soit le cas… Il y a un bout de temps que les petits oiseaux n’allèchent plus les financiers.

LEAVE A RESPONSE