Ha le Cévenol !
La ligne est réputée pour sa beauté mais aussi pour son histoire et ses nombreux ouvrages d’art. Cette ligne qui est plus que centenaire a été un véritable défi pour les ingénieurs de l’époque et compte pas moins de 55 viaducs et 102 tunnels ! Le Cévenol est considéré comme l’une des plus belles lignes ferroviaire de France et c’est vrai que le spectacle est sympa ! De Clermont Ferrand à Nîmes le Cévenol passe, et s’arrête, à Brioude, Langeac, Prades, Monistrol d’Allier, Pont d’Alleyras, Langogne, La Bastide Saint Laurent, Villefort, Génolhac, Chamborigaud, la Grand’Combe et Alès. Pour le clermontois et l’auvergnat il donne un accès à la mer puisqu’une fois dans le Gard les correspondances sont nombreuses pour toutes les stations balnéaires.
Mais bon dieu que c’est long ! Je ne sais pas si beaucoup de monde apprécie les cinq heures pour faire Nîmes - Clermont mais c’est long pour faire un peu plus de 300 km ! D’autant que la SNCF ne semble pas faire grand cas de cette ligne. Ainsi je l’ai emprunté ce dimanche pour remonter à Clermont et j’ai eu l’impression que pour cette ligne le temps c’est arrêté.
Arrivant de Narbonne en TGV, le changement de train à Nîmes plonge le voyageur dans un autre monde. La ligne est classée dans les TER mais ici ce n’est pas l’un des TER neufs que l’on nous montre dans les pubs de la SNCF. C’est un vieux Corail qui attend sur le quai sans aucune climatisation alors que la cité gardoise est placée en alerte canicule depuis des jours. Les contrôleurs donnent bien quelques bouteilles d’eau mais c’est bien peu dans des compartiments qui ressemblent à des saunas.
Le train démarre doucement et accumule les arrêts. Il faut savoir aussi qu’une bonne partie de la ligne est en voie unique ce qui interdit tout croisement et peut donc occasionner des retards comme ce fut le cas ce dimanche. Et finalement dans ces conditions bien peu de monde regarde le paysage, chacun prenant son mal en patience.
Comme je le disais au début, le Cévenol donne un accès à la mer ce qui est bien pratique. Seulement mis à part le trafic touristique, je me demande finalement si beaucoup de monde prend cette ligne. Et l’autre ligne qui va vers le sud, Clermont-Beziers, est encore dans une situation bien pire. Ainsi il vous faudra voyager pendant 7 heures en train pour un voyage de 345 kilomètres et qui se fait en moins de 3h30 en voiture avec une autoroute quasiment gratuite.
L’auvergnat n’est décidément pas prêt de délaisser sa voiture pour prendre le train…







19 juil 06 10:13
et oui la SNCF abandonne les régions du Massif Central et préfère se concentrer sur des lignes plus rentables pourtant Clermont pourrait être une gare importante pour un tgv paris - clermont - beziers par exemple ou bordeaux - clermont - lyon
L’aménagement du territoire passe par des investissemnts rentables à long terme mais qui pourraient d’avérer très bons pour l’économie locale …