L’Auvergne sera bientôt la seule région de France sans TGV. C’est un fait mais est-ce une fatalité ? A priori oui car il ne semble pas y avoir le moindre projet dans les cartons de nos politiques en ce qui concerne un TGV. Bien que fort bien remplie et sûrement très rentable, la ligne Clermont-Paris est jugée pas assez importante pour avoir droit à un TGV.
Cependant, l’an dernier l’annonce de l’étude pour la mise en place d’une Ligne à Grande Vitesse (LGV) reliant Bordeaux, Limoges, Clermont et Lyon mais aussi Rennes, Caen ou Nantes a fait revenir un peu d’espoir.
Un espoir ranimé à l’époque chez Pierre-Joël Bonté qui avait considéré cette annonce comme historique et aussi logiquement chez René Souchon. Pour ce dernier, le projet est viable car une ligne reliant la péninsule ibérique à l’Europe Centrale est nécessaire et le couloir rhodanien est saturé. La crise énergétique et le renouveau écologique lui donnent aussi quelques arguments supplémentaires :
“Le réchauffement de la planète va se traduire par des limitations de vitesse, la cherté du prix du carburant fossile. Tous ces paramètres pas maîtrisés aujourd’hui rendront le transport collectif plus intéressant.”
Mené par Altro (Association Logistique Transport Ouest) le projet fédère logiquement les élus des régions concernées par cette ligne (Rhône-Alpes, Limousin, Midi-Pyrénées, Bourgogne, Poitou-Charentes, Normandie et Aquitaine) et René Souchon a été chargé de “fédérer les présidents des régions pour que des études de faisabilité soient inscrites soit aux contrats de projet Etat-Région, soit à la convention interrégionale Massif“.
Le hic dans ce projet, c’est qu’il ne devrait pas se concrétiser avant 20 ou 30 ans…
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