Tgv
Le TGV a battu aujourd’hui son propre record de vitesse. Le TGV Est a ainsi atteint la vitesse de 574,8 km/h, record sur rail pas si loin du record mondial absolu de vitesse pour un train qui est détenu par le Maglev, prototype japonais à sustentation magnétique qui a roulé à 581,2km/h. On ne doute pas de la prouesse technologique, de la vitrine commerciale que constitue cet exploit, et des débouchés commerciaux espérés.
Mais vu d’Auvergne, région qui est la seule sans TGV ni projet, la performance laisse sceptique. Pour des raisons qui tiennent à l’usure et à l’entretien des rails, Réseau ferré de France (RFF), propriétaire du réseau, n’autorisera le TGV Est à rouler qu’à 320 km/h. De quoi tout de même faire le trajet Paris-Strasbourg en 2h20, soit une vitesse moyenne qui doit être proche de deux fois celle d’un Paris-Clermont-Ferrand ou d’un Clermont-Lyon.

Pire, faut-il rappeler aussi que certaines lignes sont complètement délaissées et même abandonnées. Il est bon aussi de se rappeler que les trains entre Saint-Chély-d’Apcher (Lozère) et Neussargues (Cantal) ne circulent plus, faute d’entretien, alors que la ligne est vitale pour le sud du Massif Central et l’économie de cette zone. Coupée depuis le 9 mars, la circulation devrait reprendre sur la ligne fin juillet après des travaux d’urgence de 8 à 9 millions d’euros, moins d’un tiers du budget du record du monde d’aujourd’hui.

Alors oui aux records, mais que cela ne fasse pas oublier que les lignes moins visibles sont vitales pour les régions qu’elles desservent. Un sujet qui n’est malheureusement que très peu abordé dans la campagne électorale.

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This post has 2 comments.

  1. Bluesman
    17 avr 07 15:20

    Tout à fait d’accord !! Usager deux fois par semaine du train entre Clermont et Dijon depuis 3 ans, je fais entre 8 heures (dans le meilleur des cas : en prenant l’unique train direct quotidien) et 13 heures de train par semaine (pour les horaires moins favorables)… pour 300 kms à peine séparant les deux villes. ce qui donne des moyennes de vitesse allant au pire de 46 km/ h (!!) à, au mieux, un époustouflant 75 kms/h… et cela bien entendu s’il n’y a pas de retard (ils sont quand même fréquents). Mais heureusement, je peux à l’arrivée de mon voyage exténuant visualiser en gare le record de vitesse du TGV, qui me permettrait de relier Clermont à Dijon en… 38 minutes !!! On peut rêver !!

  2. oria
    05 juin 07 10:21

    Madame, Monsieur, Royat, le 29 mai 2007

    Je ne suis qu’une royataise lambda,
    Je n’ai qu’un petit souci bêta…

    Résidant à Royat, près de Ceyrat, j’aimerais pouvoir participer à la vie de ma commune et marcher sur les chemins balisés des collines. Au lieu de cela, je subis le nomadisme obligé entre mon domicile et Clermont, où je travaille.
    La cause de cette exclusion forcée ???
    L’absence de desserte de bus décente.

    La ligne 26, « reliant » Royat à Ceyrat, est une sous-traitance éhontée : 10 bus par jour, contre 38 sur les Hauts de Chamalières, quartier plus récent.
    Nous savons la difficulté du relief à franchir à pied, nous savons les mères de famille qui assurent d’incessants voiturages d’enfants, les adolescents pourtant abonnés à la T2C qui doivent le soir remonter les kilomètres de pentes à pied, chargés d’un cartable très lourd. Les veuves qui ne conduisent pas se retrouvent isolées, les personnes âgées deviennent très fragilisées. Tout le monde sait l’iniquité et la souffrance engendrées par le fait que Royat se trouve coupé en deux : les gâtés de la ligne 5 (60 bus par jour, dont beaucoup sont vides), et les exclus de la ligne 26 (10 bus par jour aux horaires « scolaires », déjà trop étriqués pour les lycéens, les étudiants, les chercheurs d’emploi).
    Depuis le 2 mai, j’alerte par courrier recommandé les différents décideurs de la Communauté Clermontoise à propos de l’indignité de cet état de fait. Ce refus de nous accueillir a des conséquences dramatiques sur la santé, le sentiment d’appartenance. Il s’agit d’une action apolitique et humaniste, un appel à la solidarité intercommunale. Malgré plusieurs années de pétitions collectives, nous nous trouvons environ 10 000 exclus depuis 20 ans, le long de kilomètres de banlieues horizontales privées de boîte à lettres et de bus décent. A deux ou trois kilomètres de la Place de Jaude, aucun médecin, aucun service public, aucun commerce de nos communes de rattachement ne peut être rejoint à pied, à cause du relief pentu.

    Vous êtes concernés :
    faute de desserte de bus décente depuis Ceyrat, des milliers de voitures polluent inutilement l’atmosphère, en traversant votre environnement.

    Merci de nous aider à nous désenclaver, en écrivant à la T2C ainsi qu’au futur élu de votre choix pour exiger la mise en place d’urgence de 40 bus quotidiens sur la ligne 26. Vous serez acteur solidaire en communiquant cette démarche à vos amis internautes, vos voisins, vos associations, et en postant votre lettre manuscrite, intitulée : « LIGNE 26 » à la direction de laT2C, 17 Bd R. Schuman, La Pardieu, 63000 Clermont-Fd.

    « Dire : « c’est pas juste », c’est déjà résister » -Lucie Aubrac-
    Contact : oria.marielouise neuf.fr

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